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Hormonothérapie : pourquoi une utilisation aussi faible ?

Par Claudia Therrien

Les femmes cherchent du soulagement, mais le chemin vers un traitement reste souvent trop long. Des données canadiennes et québécoises permettent de mieux comprendre cette réalité. Elles montrent aussi une évolution encourageante : la demande d’hormonothérapie augmente.

Canada : un repère sur 10 141 femmes

L’analyse de Costanian et ses collègues, publiée en 2018 dans Menopause, porte sur 10 141 Canadiennes de 45 à 85 ans de l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement. À l’époque de l’enquête, 9,5 % déclaraient utiliser une hormonothérapie et 21,9 % en avoir utilisé dans le passé. Ce repère historique montre que la faible utilisation ne se limitait pas aux États-Unis. Les données de 2026 présentées ci-dessous éclairent les délais vécus au Québec et l’augmentation récente de la demande au Canada.

Derrière ces chiffres, il y a des nuits perturbées, des journées difficiles et des femmes qui cherchent des réponses. Le soulagement mérite une place centrale dans la conversation sur la ménopause.

Au Québec : plus de deux ans pour trouver un traitement efficace

Le sondage GreenShield–Ipsos de février 2026, réalisé auprès de 1 000 Canadiennes de 35 à 60 ans, présente aussi des résultats québécois. Il rapporte une attente de plus de deux ans avant un traitement efficace pour 36 % au Québec, contre 33 % au Canada. Au Québec, 53 % des répondantes ayant des symptômes en avaient discuté avec un professionnel de la santé. Les femmes ont besoin d’information claire, de symptômes reconnus et d’un parcours de soins plus simple.

Une évolution encourageante : la demande augmente

En septembre 2026, Manuvie rapporte une hausse de 228 % en cinq ans des demandes de remboursement liées à l’hormonothérapie chez les femmes de 45 à 54 ans couvertes par ses régimes collectifs au Canada. La hausse atteint aussi 46 % chez les 35 à 44 ans et 66 % chez les 55 à 64 ans.

Mieux informer pour mieux accompagner

Les femmes méritent de connaître les options qui peuvent les aider, notamment l’estradiol 17β, une forme d’œstrogène identique à celle produite par le corps, et la progestérone micronisée. Nommer les molécules, expliquer les traitements et écouter les femmes rend la discussion plus utile. L’objectif : les aider à retrouver du confort et de la qualité de vie.

Sources

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